Les français aiment-ils trop l’immobilier ?

24/05/2022
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Les français doivent-ils toujours privilégier l’investissement immobilier à l’heure de la hausse des taux et des interrogations sur les prix ? Nalo analyse les comportements des français face à la pierre et leurs conséquences.
 

Les français aiment trop l’immobilier : l’investissement des français comporte 3 fois plus d’immobilier que d’actifs financiers. Face aux signes d’essoufflement du marché immobilier, plus que jamais la diversification s’impose. L’engouement de l’immobilier semble s’estomper puisque sur les 14 000 clients interrogés pat Nalo, seuls 13% des clients interrogés souhaitent aujourd’hui faire fructifier leur épargne en vue d’un achat immobilier et l’INSEE, de son côté, nous apprend que le taux de détention d’épargne logement (PEL, CEL) a décru de près de 3 points à 30,4% en 3 ans.

 

L’immobilier représente 61% du patrimoine brut des français en 2021 d’après l’INSEE, contre 20% de patrimoine financier. Un chiffre d’autant plus important que 6,3% de l’assurance-vie était investie en immobilier à fin 2020 (France Assureurs).

Ceux qui avaient une épargne de côté ont profité des taux bas pour réaliser leur achat immobilier, mais qui sont ceux qui épargnent encore aujourd’hui pour investir dans l’immobilier ?

L’investissement immobilier serait-il l’apanage des plus jeunes ? Selon l’étude menée par Nalo, les Français ayant pour projet un achat immobilier ont en moyenne 32,4 ans (vs 38 ans, âge moyen du client Nalo). 65% d’entre eux sont des hommes, 35% des femmes et seuls 20% d’entre eux sont parents.

L’investissement immobilier : un placement à remettre en perspective
 

Sur 15 ans, à fin avril 2022, le prix au m2 de Paris a progressé de 80% (brut de tous frais et charges), une performance comparable à celle d’un portefeuille composé de 25% d’actions et de 75% de fonds euros (82%, hors frais de gestion
du contrat). Sur la même période, les actions mondiales ont plus que triplé (+208% pour le MSCI World Net en euros)

Le marché se consolide : les excès d’épargne du Covid sont résorbés, les épargnes immobilières sont en décollecte (cf. supra). L’assurance-vie et l’épargne retraite profitent de cette réorientation des épargnes,
après des années d’incitation. Les conditions de taux remontent, les durées des prêts refluent légèrement, les
prix commencent à fléchir, notamment à Paris (-1,6% sur un an).